Choisir une relation de gestion de fortune en Suisse ne consiste pas uniquement à choisir une banque ou un conseiller. Il s'agit de comprendre la nature de leurs activités.
Deux modèles coexistent : la relation intégrée avec une banque privée et celle avec un gestionnaire de fortune indépendant, ou GFI. La Suisse compte environ 1'300 GFI. Ce qui en fait l'un des marchés les plus denses et les plus fragmentés au monde dans ce domaine. L'offre va de structures entrepreneuriales très spécialisées à des maisons établies gérant plusieurs milliards de francs pour leurs clients.
Ils se sont développés lorsque des banquiers ou gérants ont créé leur propre structure tout en laissant les actifs de leurs clients auprès d'une banque. Depuis 2020–2021, les GFI professionnels doivent être autorisés par la FINMA et surveillés par un organisme de surveillance. Le renforcement des exigences d'organisation, de conformité, de gestion des risques et de fonds propres a accru l'importance d'une taille critique, certaines structures se sont rapprochées ou regroupées, tandis que les plus petites ont parfois choisi de cesser leur activité plutôt que d'absorber durablement ces coûts.
La question n'est donc pas de savoir quel modèle est meilleur en général, mais lequel répond le mieux à votre patrimoine, à vos besoins de financement et à vos exigences de transparence.
Une relation patrimoniale comprend la conservation des actifs, la gestion ou le conseil en investissement, l'exécution des ordres, le crédit, le reporting et le suivi du risque.
Une banque privée peut assurer l'ensemble de ces fonctions. Un GFI intervient surtout sur la stratégie et la gestion, tandis que la banque dépositaire conserve les actifs et fournit l'infrastructure bancaire.
Une banque privée propose une offre intégrée, qui inclut conservation, exécution, reporting, conseil ou gestion discrétionnaire. Elle peut aussi fournir du crédit lombard, du financement immobilier, des solutions de change ou de la structuration patrimoniale. Elle est souvent bien adaptée lorsque la relation patrimoniale nécessite des services intégrés ou une dimension internationale complexe.
Ce modèle permet de dissocier la gestion du patrimoine de sa conservation. Dans le cadre d'un mandat de conseil ou de gestion discrétionnaire, il peut proposer une allocation, sélectionner les investissements, suivre le portefeuille et transmettre des ordres à la banque dépositaire.
Cette organisation peut être particulièrement pertinente pour les familles qui souhaitent :
Le terme « indépendant » ne garantit pas, à lui seul, l'absence de conflits d'intérêts. Une banque privée peut proposer une architecture ouverte ; un GFI peut entretenir des relations économiques privilégiées avec certaines banques, fonds ou fournisseurs de produits. L'indépendance réelle repose sur la transparence de la rémunération, la liberté de sélection des solutions et la qualité de la gouvernance.
La comparaison ne doit jamais se limiter au taux de gestion affiché. Banque privée et GFI impliquent, dans les deux cas, trois niveaux de coûts :
Aucune structure n'est nécessairement moins coûteuse par principe. L'enjeu est de reconstituer le coût total effectivement supporté, d'identifier à qui chaque rémunération est versée et d'évaluer le service rendu en contrepartie.
La performance doit ensuite être analysée nette de l'ensemble de ces coûts, au regard du risque réellement pris et de l'allocation stratégique convenue. Un rendement supérieur peut simplement refléter une exposition plus élevée aux actions, aux devises, au crédit ou aux actifs illiquides. Une comparaison pertinente s'appuie sur un indice de référence cohérent avec le mandat. Elle permet de distinguer l'effet de l'allocation stratégique, des choix tactiques, de la sélection des investissements et des frais supportés.
Choisir une banque privée ou un GFI ne devrait pas reposer uniquement sur une recommandation, une relation historique ou une présentation commerciale.
IM Wealth Select apporte un cadre de comparaison indépendant et structuré : gouvernance, stabilité des équipes, capacités de crédit, architecture d'investissement, banques dépositaires, reporting, continuité opérationnelle et conditions tarifaires.
Nous rendons comparables les frais et analysons la performance nette au regard du risque et de l'allocation du client. Notre rôle n'est pas de désigner mécaniquement le rendement le plus élevé, mais d'évaluer si le résultat obtenu justifie les risques et les coûts supportés.
Nous sommes rémunérés exclusivement par nos clients et ne percevons aucune commission ni rétrocession des banques, GFI ou produits évalués.
Pour aller plus loin : évaluer votre banque privée actuelle et comment un appel d'offres formel permet de négocier en votre nom.
Combien de gestionnaires de fortune indépendants (GFI) la Suisse compte-t-elle ?
La Suisse compte environ 1'300 GFI, ce qui en fait l'un des marchés les plus denses et les plus fragmentés au monde dans ce domaine. L'offre va de structures entrepreneuriales très spécialisées à des maisons établies gérant plusieurs milliards de francs pour leurs clients.
Depuis quand les GFI doivent-ils être autorisés par la FINMA ?
Depuis 2020–2021, les GFI professionnels doivent être autorisés par la FINMA et surveillés par un organisme de surveillance.
Le terme « indépendant » garantit-il l'absence de conflits d'intérêts ?
Non. Le terme « indépendant » ne garantit pas, à lui seul, l'absence de conflits d'intérêts. Un GFI peut entretenir des relations économiques privilégiées avec certaines banques, fonds ou fournisseurs de produits. L'indépendance réelle repose sur la transparence de la rémunération, la liberté de sélection des solutions et la qualité de la gouvernance.
Comment comparer les frais entre une banque privée et un GFI ?
La comparaison ne doit jamais se limiter au taux de gestion affiché. Banque privée et GFI impliquent, dans les deux cas, trois niveaux de coûts : les frais liés à la banque dépositaire et aux opérations, les honoraires de gestion ou de conseil, et les frais internes des produits détenus dans le portefeuille.
Banques privées et GFI remplissent des fonctions parfois similaires, mais reposent sur des modèles de relation différents. Le bon choix est celui qui rend les responsabilités, les coûts totaux et les intérêts réellement transparents.
Au-delà de la réputation, la comparaison doit intégrer la gouvernance, les capacités de crédit, l'architecture d'investissement, les trois couches de frais et la performance nette au regard du risque et de l'allocation convenue.
IM Wealth Select accompagne les familles et investisseurs privés dans l'évaluation, la comparaison et la supervision de leurs relations bancaires dans la durée.
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